Aussi connu sous le nom de col de Madeleine ou Colle della Maddalena en Italien le col de Larche se trouve à la frontière franco-italienne. Avec 1 991 m d’altitude, il est bien posté entre le massif de Chambeyron et le massif du Mercantour-Argentera.
Le col de Larche présente des caractéristiques intéressantes pour les cyclistes, et ce, bien qu’il n’ait jamais été inscrit sur le parcours du Tour de France. Cette voie est ouverte toute l’année, sauf en cas d’enneigement intense. Il est possible de monter jusqu’au sommet de ce col alpin au départ de Jausiers (23 km de distance, avec 775 m de dénivelé et une pente moyenne à 3,5 %). D’ailleurs, il est le point de départ de nombreux sentiers de randonnées.

Profil de la montée du Col de Larche (© A.S.O.)
La route conduisant au sommet du col de Larche présente des passages délicats surtout avec le trafic routier ouvert aux camions de 35 tonnes. Elle est ouverte toute l’année, sauf lors des jours de forte neige. Pour la rejoindre depuis Barcelonnette et réaliser le 9 km qui la sépare de Jausiers, il faut compter une dizaine de minutes de trajet en voiture.
Le col de Larche relie le vallon de Larche et la vallée de la Stura di Demonte (Italie). Il culmine à 1 991 m d’altitude et fait partie du département des Alpes de Haute Provence. Il figure parmi les cols du massif de l’Ubaye au même titre que le col du Parpaillon (2 637 m d’altitude) et le col de Pontis (1 301 m d’altitude).
Deux itinéraires permettent de gravir ce col facile et roulant au cœur des Alpes :

Jugé dangereux en raison des risques d’éboulement, le col de Larche n’a jamais figuré sur le passage de la Grande Boucle. Par contre, il était inscrit à la 17e étape reliant Coni et Pignerol lors du Tour d’Italie de 1949. C’est Fausto Coppi qui passa en tête.
| Année | Vainqueur de l’étape | Pays du vainqueur |
|---|---|---|
| 1969 | Andres Gandarias | Espagne |
| 1973 | Jean-Pierre Danguillaume | France |
| 1975 | Francisco Galdos | Espagne |
| 1977 | André Chalmel | France |
| 1979 | Lucien Van Impe | Allemagne |
| 1980 | Mariano Martinez | France |
| 1981 | Lucien Van Impe | Allemagne |
| 1983 | Lucien Van Impe | Allemagne |
| 1984 | Pedro Delgado | Espagne |
| 1987 | Anselmo Fuerte | Espagne |
| 1988 | Henri Abadie | France |
| 1990 | Thierry Claveyrolat | France |
| 1994 | Piotr Ugrumov | Lettonie |
| 1995 | Richard Virenque | France |
| 1996 | Richard Virenque | France |
| 1997 | Richard Virenque | France |
| 1998 | Jan Ullrich | Allemagne |
| 2000 | Massimiliano Lelli | Italie |
| 2001 | Laurent Roux | France |
| 2002 | Mickaël Boogerd | Pays-Bas |
| 2004 | Gilberto Simoni | Italie |
| 2005 | Santiago Botero | Colombie |
| 2010 | Anthony Charteau | France |
| 2012 | Peter Velits | Tchécoslovaquie |
| 2013 | Pierre Rolland | France |
| 2018 | Julian Alaphilippe | France |
| 2020 | Richard Carapaz | Equateur |
Une fois au sommet du col de Larche, du côté italien, vous pourrez rejoindre le lac de la Madeleine. Nichée à 2 044 m une d’altitude, elle est située à proximité de Grangie et Argentera. De là, vous pourrez observer la stèle célébrant la victoire de Fausto Coppi lors du Tour d’Italie en 1949. De nombreux sentiers de randonnées se trouvent au départ du col de Larche. Vous pourrez :
En chemin, vous apercevrez le col du Ruburen, le col du Valonnet et son lac, et le lac de l’Orrenaye.
Si vous avez envie de l’énergie à revendre, pourquoi ne pas poursuivre l’ascension jusqu’à Saint-Ours où un panorama saisissant vous attend sur les Rochers de Saint-Ours et le fort de Roche-la-Croix.
La route du col de Larche est habituellement ouverte tout l’hiver, à l’exception des journées de fortes chutes de neige. Voilà pourquoi il n’est pas desservi par des remontées mécaniques. Au pied du col se trouve le village éponyme qui se transforme en station de ski de fond pour le grand bonheur des amateurs de sports d’hiver. Il constitue l’adresse idéale pour apprendre les B-A-BA du ski alpin. Avec Meyronnes et Val d’Oronaye, ils constituent un espace préservé.